Lausanne, EPFL, Pauline, venue des Philippines, et Ilyasse, originaire de Casablanca, s'entraînent à devenir astronautes lors d’une formation intensive, quelque part entre un camp scout, un casting et un stage de survie. Il et elle simulent des missions sur des écrans, apprennent à vivre et communiquer en groupe et testent même l’apesanteur. Mais il et elle ont à peine vingt ans et derrière le rêve spatial affleurent d’autres réalités : le poids des origines, les biais de genre, les héritages coloniaux, la pression d’un monde en crise. On parle de nettoyer l’espace, on colle avec une fierté particulière son drapeau à l’uniforme, on cherche des modèles. L’espace devient alors un refuge, un lieu mental où s’inventer autrement. Par une mise en scène sensorielle, entre cinéma classique et élans de science-fiction, la cinéaste capte la vulnérabilité, l’enthousiasme et la foi de ces jeunes esprits brillants. Un film vibrant, qui regarde cette GenZ non comme des héros, mais comme des êtres sensibles cherchant, envers et contre tout, un nouvel horizon.