Sorties de la semaine | 25.03.2026

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23 mars 2026 | Meryl Moser, directrice

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L'ULTIME HÉRITIER

Sortie dans les salles de cinéma
Vevey | Montreux | Aigle | La Sarraz

« Dans certaines familles, l’héritage se mérite… ou se provoque. »
 

Avec L’Ultime Héritier, le cinéma joue la carte de la comédie noire et du crime élégant, dans un film qui avance avec ironie, culot et un vrai goût du décalage. L’idée est simple, mais efficace : un homme longtemps tenu à l’écart par sa riche famille décide de reprendre la place qu’il estime lui revenir. Et plus l’histoire avance, plus la question devient délicieuse : jusqu’où est-on prêt à aller pour récupérer ce qu’on considère comme son dû ?

Au centre du film, Glen Powell porte le récit avec un mélange de charme et de légèreté qui colle bien à ce personnage ambitieux, prêt à tout sans jamais perdre son aplomb. À ses côtés, Margaret Qualley, Jessica Henwick, Ed Harris, Bill Camp, Zach Woods et Topher Grace donnent au film un vrai relief, avec une galerie de personnages qui nourrissent autant le suspense que le plaisir du jeu.

Ce qui fait l’intérêt du projet, c’est justement ce ton à part : ni thriller pur, ni simple comédie, mais un film qui s’amuse avec les codes du crime, de l’héritage et des grandes familles dysfonctionnelles. On y retrouve une atmosphère de faux-semblants, de stratégies et de rivalités, avec ce petit parfum de satire sociale qui rend l’ensemble plus savoureux.

Le film a aussi attiré l’attention parce qu’il reprend librement l’idée d’un classique britannique de l’humour noir, en la transposant dans un registre plus contemporain. Les réactions ont été partagées, mais beaucoup ont relevé le plaisir du casting, le rythme du récit et l’envie assumée de proposer un divertissement mordant plutôt qu’un polar trop sérieux.

L’Ultime Héritier s’annonce donc comme un film pour celles et ceux qui aiment les histoires de famille… surtout quand elles tournent mal. Une proposition vive, ironique, portée par un casting solide, qui mélange crime, ambition et humour noir avec une certaine jubilation.

#LUltimeHéritier #HowToMakeAKilling #GlenPowell #MargaretQualley #JessicaHenwick #ComédieNoire

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THEY WILL KILL YOU

Sortie dans les salles de cinéma
Aigle

« Une nuit, un immeuble, et plus aucune issue simple. »
 

They Will Kill You s’annonce comme un film d’horreur nerveux, mais avec une vraie part de second degré. Le point de départ est simple et efficace : une femme accepte un poste de gouvernante dans un immeuble new-yorkais aussi chic qu’inquiétant, avant de comprendre qu’elle vient de mettre les pieds dans un lieu marqué par des disparitions et des secrets bien plus sombres qu’elle ne l’imaginait.

Le film attire aussi l’attention grâce à son casting. Zazie Beetz est au centre du récit, entourée de Patricia Arquette, Heather Graham, Tom Felton, Myha’la et Paterson Joseph. À la mise en scène, on retrouve Kirill Sokolov, qui coécrit également le film avec Alex Litvak.

Ce qui revient autour du film, c’est ce mélange entre horreur, action et humour noir. Les premiers éléments de promotion mettent en avant un univers très sanglant, presque excessif par moments, avec une énergie qui semble assumer autant le spectacle que le malaise. Le film a d’ailleurs reçu une classification R en amélrique pour violence sanglante, gore, langage et un peu de nudité, ce qui donne une idée assez claire du ton.

They Will Kill You semble donc jouer sur plusieurs tableaux à la fois : le film de survie, la maison-piège, le cauchemar urbain, mais aussi une forme de jubilation dans sa façon de pousser le genre vers quelque chose de plus déjanté. Un projet qui devrait plaire à celles et ceux qui aiment les films d’horreur qui ne se contentent pas de faire peur, mais qui assument aussi leur goût du fun et de l’excès.

#TheyWillKillYou #ZazieBeetz #FilmDHorreur #Horreur2026 #TomFelton #PatriciaArquette #HumourNoir

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LA GUERRE DES PRIX

Sortie dans les salles de cinéma
Vevey | Monthey | Martigny | Orbe

« Derrière chaque prix barré, il y a des choix, des pressions et des renoncements. »
 

La Guerre des prix prend un sujet très concret, la grande distribution, pour en faire un film tendu et accessible. Réalisé par Anthony Dechaux, ce premier long métrage suit Audrey, cheffe du rayon produits laitiers dans un hypermarché, propulsée à la centrale d’achat de son enseigne. Elle y défend le bio et le local, mais découvre vite un univers beaucoup plus rude que prévu. Le film est porté par Ana Girardot, aux côtés de Olivier Gourmet.

Ce qui donne envie ici, c’est justement le décalage entre un décor très quotidien, les rayons, les négociations, les prix, et la tension du récit. L’idée est simple mais efficace : montrer que, derrière ce que l’on met dans son panier, se joue une lutte de pouvoir, d’influence et de convictions.

Le duo Ana Girardot / Olivier Gourmet attire particulièrement l’attention. Elle incarne une femme jeune, engagée, déterminée à défendre ses idées ; lui, un négociateur chevronné, rompu à des méthodes plus dures. Cette confrontation semble être le vrai moteur du film : pas seulement une opposition de caractères, mais une vision du monde qui s’affronte.

La Guerre des prix promet donc plus qu’un simple film “sur la consommation”. C’est un film sur les choix, les compromis et la difficulté de rester fidèle à ses valeurs dans un système impitoyable. Un sujet très parlant, traité comme un vrai récit de tension, avec des acteurs solides et un angle original. De quoi donner envie d’aller voir ce qui se cache vraiment derrière l’étiquette.

#LaGuerreDesPrix #AnaGirardot #OlivierGourmet #ThrillerFrançais #FilmDeSociété

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PALESTINE 36

Sortie dans les salles de cinéma
Vevey | Orbe

« Une page d’histoire rarement racontée, portée par un souffle de cinéma et de mémoire. »
 

Avec Palestine 36, Annemarie Jacir s’attaque à un moment charnière de l’histoire palestinienne : la grande révolte arabe de 1936 sous mandat britannique. Le film suit un jeune homme pris entre sa vie en Palestine rurale et la montée des tensions à Jérusalem, dans un contexte où l’occupation britannique et l’arrivée croissante de réfugiés juifs venus d’Europe bouleversent tout l’équilibre du pays.

Le projet attire aussi l’attention par son casting, qui réunit Saleh Bakri, Hiam Abbass, Jeremy Irons, Liam Cunningham, Yasmine Al Massri, Billy Howle et Robert Aramayo. Cette distribution donne au film une vraie ampleur, entre figures reconnues du cinéma palestinien et visages internationaux, au service d’un récit historique ambitieux.

Ce qui revient souvent autour du film, c’est son importance historique. Palestine 36 est présenté comme l’un des premiers grands films à montrer cette période depuis un point de vue palestinien, en rappelant à quel point cette révolte a façonné l’histoire qui a suivi. Le film a d’ailleurs été choisi comme proposition palestinienne pour l’Oscar du meilleur film international et a figuré dans une première sélection remarquée.

Présenté à Toronto, le film a suscité des réactions fortes et un accueil globalement positif. Ce qui semble surtout marquer, c’est l’ampleur du projet, son émotion et la volonté très claire de redonner une place au récit palestinien à l’écran.

Palestine 36 s’annonce ainsi comme un grand drame historique, mais aussi comme un film de transmission, de mémoire et de résistance. Un film à découvrir pour son sujet, pour sa distribution, et pour la force d’un regard qui cherche à raconter autrement une histoire trop souvent laissée à d’autres.

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