Sorties de la semaine | 16.09.26

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14 septembre 2026 | Meryl Moser, directrice

 

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RESIDENT EVIL

Sortie dans les salles de cinéma
| Montreux | Aigle |

« Une nuit à Raccoon City. Et absolument rien pour s’y préparer. »

Bryan est coursier médical. Pas policier, pas militaire et certainement pas entraîné à affronter ce qui l’attend. Lorsqu’une livraison l’entraîne au mauvais endroit au pire moment, il se retrouve plongé au cœur d’une nuit où tout bascule et où survivre jusqu’au matin devient déjà un objectif ambitieux.

Zach Cregger, réalisateur de Barbarian et Weapons, choisit de repartir sur une histoire entièrement nouvelle plutôt que d’adapter une nouvelle fois les aventures de Leon, Jill ou Chris. Son personnage existe en parallèle des événements de Resident Evil 2 : un homme parfaitement ordinaire confronté aux conséquences du virus-T et au chaos provoqué par Umbrella à Raccoon City.

Austin Abrams incarne Bryan aux côtés de Zach Cherry, Kali Reis et Paul Walter Hauser. L’idée est justement de retrouver la vulnérabilité des premiers jeux : Bryan n’est pas particulièrement doué pour se battre et chaque rencontre peut réellement mal tourner.

Grand amateur de la saga, Zach Cregger voulait aussi transposer au cinéma une mécanique essentielle du survival horror : la gestion des ressources. Le spectateur pourra ainsi suivre les munitions dont dispose Bryan, voir ce que lui coûte une balle manquée et sentir ses possibilités diminuer à mesure qu’il avance. Le film reprend également certains objets de soin directement inspirés des jeux et multiplie les petits détails destinés aux fans.

Plutôt que de refaire ce que Resident Evil a déjà raconté, cette nouvelle version cherche donc à retrouver ce qui rendait les jeux si stressants : avancer sans savoir ce qui se cache derrière la prochaine porte, compter ses dernières balles et comprendre que chaque nouvel endroit peut être encore pire que le précédent.

#ResidentEvil #ZachCregger #AustinAbrams #RaccoonCity #SurvivalHorror #Horreur #JeuVideo #Capcom

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L'INVITATION

Sortie dans les salles de cinéma
| Vevey | Montreux | Aigle | Monthey | Martigny | Orbe | La Sarraz |

« Un simple dîner entre voisins… et beaucoup de choses qu’il aurait peut-être mieux valu ne jamais dire. »
 

Joe et Angela traversent une mauvaise passe. Leur couple s’est installé dans une routine où les reproches semblent avoir remplacé une bonne partie de la complicité. Lorsque Angela invite leurs mystérieux voisins du dessus à dîner, elle espère simplement changer un peu d’air. La soirée va surtout faire voler en éclats tout ce que chacun s’efforçait jusque-là de garder sous contrôle.

Seth Rogen et Olivia Wilde incarnent ce couple face à Penélope Cruz et Edward Norton, leurs voisins beaucoup plus libres dans leur manière de parler d’amour, de désir et de vie à deux. À mesure que le dîner avance, la politesse laisse place aux confidences, aux provocations et à des conversations de plus en plus difficiles à esquiver.

Olivia Wilde signe ici une comédie pour adultes qui s’intéresse au couple après plusieurs années : ce que l’on cesse de se dire, les habitudes qui rassurent autant qu’elles enferment et cette étrange facilité avec laquelle le regard d’un autre couple peut soudain révéler tout ce qui ne fonctionne plus dans le sien.

L’Invitation est adapté de Sentimental, film espagnol de Cesc Gay lui-même tiré de sa pièce de théâtre. Olivia Wilde a été séduite par le fait que cette histoire avait déjà été adaptée dans plusieurs pays : derrière les différences culturelles, les difficultés de la vie à deux semblaient rester étonnamment universelles.

Le tournage a été réalisé presque entièrement dans un même décor et dans l’ordre chronologique. Ce choix a permis aux quatre comédiens de laisser les rapports évoluer réellement au fil des scènes et d’improviser par moments, donnant à ce dîner une sensation de plus en plus incontrôlable.

Une comédie drôle, piquante et parfois délicieusement inconfortable, qui rappelle qu’un dîner entre voisins peut être beaucoup plus dangereux pour un couple qu’on ne l’imaginait.

#LInvitation #TheInvite #OliviaWilde #SethRogen #PenelopeCruz #EdwardNorton #Comédie #Couple

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LA VIE D'UNE FEMME

Sortie dans les salles de cinéma
| Vevey | Orbe |

« À 55 ans, on peut encore être surpris par la vie, les autres et soi-même. »
 

Gabrielle est chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public. Elle aime son métier, assume les responsabilités qui vont avec et mène la vie qu’elle a choisie. Son quotidien est dense, partagé entre l’hôpital, un mari qui l’aime et une mère dont elle doit désormais s’occuper. Jusqu’à l’arrivée de Frida, une romancière venue passer quelques semaines dans son service pour préparer un livre.

Avec Léa Drucker et Mélanie Thierry, Charline Bourgeois-Tacquet s’intéresse à un âge encore trop rarement placé au centre des récits amoureux. Gabrielle n’est ni une femme sacrifiée ni une héroïne qui aurait « raté » quelque chose. Elle est accomplie, active, désirante et profondément attachée à ce qu’elle a construit. C’est justement ce qui rend le bouleversement plus intéressant : que se passe-t-il lorsque l’envie d’autre chose apparaît au milieu d’une vie dont on ne cherchait pas forcément à s’échapper ?

La réalisatrice parle de Gabrielle comme d’une sorte d’« anti-Anna Karénine » : une femme de 55 ans qui ne doit pas être punie parce qu’elle travaille, aime, désire ou remet certaines choses en question. Léa Drucker apporte beaucoup d’énergie et de densité à ce personnage, entourée de Mélanie Thierry, Charles Berling, Laurent Capelluto et Marie-Christine Barrault.

Pour rendre crédible toute la partie hospitalière, Charline Bourgeois-Tacquet a passé du temps en observation dans le service de chirurgie maxillo-faciale de la Pitié-Salpêtrière. Elle s’est notamment inspirée de cette réalité faite d’urgences, de décisions permanentes et d’une multitude de responsabilités qui expliquent le rythme presque frénétique de la vie de Gabrielle.

Présenté en compétition au Festival de Cannes 2026, La Vie d’une femme parle de désir, de liberté, du temps qui passe et de ces moments où une existence pourtant solidement construite peut soudain s’ouvrir sur une possibilité que l’on n’avait pas prévue.

#LaVieDUneFemme #LeaDrucker #MelanieThierry #CharlineBourgeoisTacquet #CharlesBerling #CinemaFrancais #ComedieDramatique #Cannes2026

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DROWAK

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| Martigny |

« Un atelier d’écriture. Un homme qui n’a plus envie d’écrire. Et une jeune femme bien décidée à ne pas l’abandonner. »
 

Lena, une étudiante optimiste, anime un atelier d’écriture dont Hugo Drowak est le seul participant. Alcoolique, misanthrope et profondément désabusé, Hugo s’est peu à peu enfermé dans la solitude après une déception qui l’a éloigné de la poésie et des autres.

Face à son cynisme et à ses remarques acerbes, Lena refuse pourtant de baisser les bras. Convaincue que chacun mérite une seconde chance, elle tente de réveiller chez lui cette créativité qu’il semble avoir définitivement enterrée.

Entre exercices d’écriture, conversations inattendues et confrontations parfois mordantes, DROWAK dessine la rencontre improbable de deux personnalités que tout semble opposer. Derrière l’humour et l’amertume, le film interroge avec finesse la solitude, la confiance et la possibilité de recommencer.

Réalisé par Nicolas Steiner, cinéaste valaisan, DROWAK réunit Luna Wedler et Karl Markovics dans un face-à-face aussi drôle que touchant. Une comédie dramatique sur les mots, les blessures et ces secondes chances auxquelles on aimerait encore croire.

#Drowak #FilmDrowak # #Suisse #CinemaSuisse #FilmSuisse #NicolasSteiner #LunaWedler #KarlMarkovics #ComedieDramatique

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SALVATION

Sortie dans les salles de cinéma
| Orbe |

« Il suffit parfois d’une peur pour que tout un monde commence à vaciller. »
 

Dans une région montagneuse de Turquie, deux communautés vivent avec le poids d’un ancien conflit. Lorsque les habitants autrefois exilés décident de revenir sur les terres qu’ils considèrent comme les leurs, les rancœurs ressurgissent. Ferit, chef du village, cherche une solution pacifique. Son frère Mesut voit les choses tout autrement.

Hanté par des rêves qu’il interprète comme des messages divins, Mesut se convainc progressivement qu’une menace pèse sur les siens et qu’il est peut-être celui qui doit les sauver. La peur se répand, les certitudes remplacent les faits et les luttes de pouvoir commencent à transformer une querelle territoriale en quelque chose de beaucoup plus dangereux.

Caner Cindoruk, Feyyaz Duman, Berkay Ateş, Naz Göktan et Özlem Taş portent ce récit dans lequel Emin Alper s’intéresse moins à déterminer qui a raison qu’à observer comment naissent la paranoïa et la haine. Comment une inquiétude individuelle devient-elle collective ? À quel moment un homme convaincu d’accomplir une mission réussit-il à entraîner les autres avec lui ?

Le réalisateur utilise aussi le fantastique et les rêves pour brouiller progressivement la frontière entre ce qui existe réellement et ce que les personnages finissent par croire. Il explique que ces visions sont à la fois le reflet des angoisses de Mesut et une référence aux traditions mystiques soufies, dans lesquelles les rêves peuvent être perçus comme porteurs de messages divins.

L’origine du film est particulièrement forte. Emin Alper a été profondément marqué par un massacre commis en 2009 lors d’un mariage dans un village kurde, où 44 personnes furent tuées. Il ne pensait pas initialement en faire un film, mais les évolutions politiques qu’il observait autour de lui l’ont poussé à transformer cette histoire en une réflexion beaucoup plus universelle sur l’autoritarisme, la peur de l’autre et la manière dont une communauté peut basculer.

Récompensé par l’Ours d’argent – Grand Prix du Jury à la Berlinale 2026, Salvation est un film tendu, sombre et parfois presque hypnotique, qui montre surtout à quel point il peut devenir dangereux de confondre conviction, vérité et désir de sauver les autres.

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KALARI KID

Sortie dans les salles de cinéma
| Orbe |

« Leur force ne se mesure pas seulement dans leurs coups. »
 

En Inde, Arushi a 9 ans et Milena 21. Elles grandissent dans des environnements différents, mais partagent une même pratique : le Kalari, une tradition martiale indienne vieille de plusieurs siècles. À travers l’entraînement, les gestes répétés et la discipline, elles apprennent surtout à prendre confiance, à occuper leur place et à ne plus considérer leur corps uniquement comme quelque chose qu’il faudrait protéger.

Maria Kaur Bedi et Satindar Singh Bedi les suivent au plus près, sans transformer leur parcours en démonstration spectaculaire. Le documentaire s’intéresse autant aux séances d’entraînement qu’à leur vie quotidienne et à ce qui change progressivement dans leur manière de se tenir face au monde.

Milena quitte notamment sa campagne pour suivre une formation d’infirmière en ville. Confrontée à un nouvel environnement et à la réalité des violences auxquelles les femmes peuvent être exposées, elle commence à transmettre le Kalari à ses collègues. L’apprentissage individuel devient alors quelque chose de collectif : savoir se défendre, mais aussi prendre conscience de sa propre force et la partager.

Le film donne également une place importante à Dr Binny, historienne et enseignante, qui replace ces parcours dans une réflexion plus large sur la condition des femmes en Inde et sur les mécanismes, parfois très anciens, qui continuent à peser sur elles.

Kalari Kid - She Hits Back parle de violence et d’inégalités sans réduire ses protagonistes à ce qu’elles subissent. Ce sont leur énergie, leur détermination et leur capacité à agir qui restent au premier plan. Un documentaire engagé mais très incarné, où l’émancipation passe d’abord par quelque chose de profondément concret : apprendre à tenir debout, à prendre sa place et à ne plus avoir peur de la défendre.

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